Skip to main content

Latest Analysis

Independent analysis, commentary and investigations on Africa, the Great Lakes Region and international accountability.

Pourquoi la RDC ne savait-elle pas encore qu'elle a le droit de se défendre ?

Pourquoi la RDC ne savait-elle pas encore qu'elle a le droit de se défendre ?

Et pourquoi les États-Unis ont-ils dû le rappeler au Conseil de sécurité des Nations unies

Lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), une déclaration des États-Unis a surpris de nombreux observateurs : Washington a rappelé que la RDC a pleinement le droit de se défendre, y compris en recevant une assistance militaire du Burundi ou d'autres pays partenaires.[1]

Cette déclaration, pourtant conforme au droit international, soulève une question fondamentale et troublante : pourquoi la RDC semblait-elle hésiter, voire ignorer, ce droit élémentaire à la légitime défense ?

Cette situation n'est ni anodine ni purement diplomatique. Elle révèle des failles profondes dans la stratégie politique, juridique et diplomatique de la RDC face à une agression persistante dans l'est du pays.


1. Le droit de légitime défense : un principe fondamental du droit international

Le droit international est pourtant clair.

L'article 51 de la Charte des Nations unies reconnaît à tout État membre le droit naturel de légitime défense individuelle ou collective en cas d'agression armée.[2]

Or, depuis plusieurs années, et plus particulièrement avec la résurgence du M23 soutenu par le Rwanda, la RDC est confrontée à :

  • une occupation de portions de son territoire,
  • des attaques armées répétées,
  • des violations documentées de sa souveraineté,
  • et des crimes contre les civils.

De nombreux rapports du Groupe d'experts de l'ONU ont établi l'implication directe ou indirecte du Rwanda dans le soutien logistique, militaire et stratégique au M23.[3][4] Juridiquement, ces faits suffisent à caractériser une agression armée, ouvrant pleinement le droit à la légitime défense.


2. Une RDC enfermée dans une posture de retenue excessive

Malgré cela, la RDC a longtemps adopté une posture de retenue, voire de passivité stratégique, pour plusieurs raisons :

a) La peur d'être accusée d'escalade

Les autorités congolaises ont souvent craint qu'en invoquant clairement la légitime défense ou en sollicitant ouvertement une aide militaire régionale, elles soient accusées de militariser le conflit ou de déstabiliser la région des Grands Lacs.

b) La pression diplomatique internationale

Pendant des années, la RDC a été incitée à privilégier :

  • le dialogue,
  • les cessez-le-feu,
  • les processus de Nairobi, de Luanda ou de Doha,[5]

au détriment d'une affirmation ferme de ses droits souverains.

Ces processus ont souvent placé la RDC et l'agresseur sur un pied d'égalité artificiel, comme s'il s'agissait d'un conflit interne ou symétrique, alors que les faits démontrent une agression externe.

c) Une confusion entretenue autour du narratif des FDLR

Le Rwanda a constamment justifié ses actions par la présence supposée des FDLR.[6]

Ce narratif a longtemps paralysé la diplomatie congolaise, alors même que :

  • les FDLR ne constituent plus une menace militaire structurée,
  • leurs capacités sont limitées,
  • et aucun lien crédible n'a été établi entre l'État congolais et un projet d'agression contre le Rwanda.

3. Pourquoi les États-Unis ont-ils dû rappeler ce droit à la RDC ?

La déclaration américaine au Conseil de sécurité n'est pas anodine. Elle répond à plusieurs constats :

a) Une RDC trop défensive sur le plan juridique

La RDC n'a pas suffisamment juridicisé le conflit.

Au lieu d'invoquer systématiquement :

  • la violation de sa souveraineté,
  • l'agression armée,
  • et le droit à la défense collective,

elle s'est souvent contentée d'appels politiques à la paix, laissant le champ libre à des interprétations biaisées.

b) Une communauté internationale parfois ambiguë

Face à cette ambiguïté congolaise, certains membres du Conseil de sécurité ont entretenu une fausse neutralité, appelant "toutes les parties" à la retenue, y compris la victime.

Les États-Unis, en rappelant explicitement le droit de la RDC à être aidée par le Burundi ou d'autres pays, ont corrigé cette dérive et réaffirmé un principe essentiel : la victime d'une agression n'a pas à se justifier de se défendre.


4. Le cas du Burundi et de l'assistance militaire régionale

Le rappel américain est également important sur un autre point : la légalité de l'assistance militaire étrangère à la RDC.

Contrairement au narratif souvent utilisé contre Kinshasa :

  • l'aide militaire du Burundi,
  • ou d'autres États invités par la RDC,

ne constitue ni une occupation, ni une agression, mais une assistance à la demande d'un État souverain, ce qui est parfaitement légal en droit international.[7]

La différence est fondamentale :

  • Le Rwanda opère sans invitation, en violation du territoire congolais.
  • Le Burundi agit à la demande officielle de Kinshasa.

Assimiler les deux situations relève soit de l'ignorance juridique, soit de la mauvaise foi politique.


5. Une leçon stratégique pour la RDC

Le rappel des États-Unis doit être compris comme un signal d'alarme diplomatique pour la RDC.

a) Assumer pleinement son statut de victime d'agression

La RDC doit cesser de se présenter comme une partie parmi d'autres dans un conflit régional flou. Elle est un État agressé, et doit utiliser ce statut de manière stratégique.

b) Ancrer sa communication dans le droit international

Chaque déclaration officielle devrait rappeler :

  • l'article 51 de la Charte de l'ONU,
  • les rapports des experts,
  • les violations documentées du Rwanda.

c) Mettre fin à la diplomatie de la confusion

Accepter des cessez-le-feu après chaque prise de territoire par le M23 affaiblit la position congolaise et normalise l'occupation. La paix ne peut pas être négociée au prix de la souveraineté.


Conclusion

Si les États-Unis ont dû rappeler publiquement que la RDC a le droit de se défendre et de recevoir une aide militaire, c'est parce que la RDC elle-même n'a pas toujours assumé ce droit avec clarté, constance et fermeté.

Cette situation ne relève pas d'un manque de droit, mais d'un déficit de stratégie juridique et diplomatique.

La légitime défense n'est ni une faveur ni une exception : c'est un droit fondamental.

À l'heure où l'est de la RDC continue de souffrir, la reconnaissance pleine et entière de ce droit doit devenir un pilier central de la politique congolaise, sans complexe et sans ambiguïté.


Pourquoi la RDC a-t-elle semblé ignorer son droit à la légitime défense pendant que le Rwanda intimide, provoque et impose un discours de domination sur la RDC et le Burundi ?

La situation actuelle dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) met en lumière un paradoxe inquiétant : alors que le Rwanda pratique une intimidation permanente, entretient un discours de bullying diplomatique et militaire, et soutient ouvertement le M23, la RDC a longtemps hésité à affirmer pleinement son droit fondamental à la légitime défense, pourtant garanti par le droit international. Cette hésitation soulève une question centrale : la RDC est-elle naïve, mal conseillée, ou stratégiquement désarmée dans cette guerre qui ne dit pas son nom ?


1. Le Rwanda impose une stratégie d'intimidation assumée

Depuis plus de deux décennies, le Rwanda a développé une stratégie régionale fondée sur :

  • la provocation militaire indirecte (groupes armés supplétifs),
  • l'intimidation diplomatique,
  • et un discours de domination morale sur la RDC et ses voisins.[8]

Kigali parle fort, accuse systématiquement, menace implicitement, et agit militairement tout en se présentant comme victime.

Cette posture est typique d'un État qui pratique le rapport de force, convaincu que l'autre camp hésitera à répondre.

Face à cette stratégie, la RDC a souvent adopté une attitude défensive, prudente, voire effacée, ce qui a renforcé l'impression — fausse mais dangereuse — qu'elle n'assumait pas pleinement la réalité de la guerre qui lui est imposée.


2. La RDC a-t-elle été ignorante de cette guerre ?

La réponse honnête est inconfortable : la RDC n'a pas ignoré la guerre, mais elle a longtemps refusé de la nommer clairement.

a) Un refus politique d'assumer le mot « agression »

Plutôt que de parler d'agression extérieure, la RDC a souvent repris le langage de la "crise sécuritaire", du "conflit armé interne", ou de la "résurgence du M23".

Ce choix lexical n'est pas neutre.

Ne pas nommer l'agression, c'est :

  • affaiblir juridiquement sa position,
  • se priver du plein usage de l'article 51 de la Charte de l'ONU,
  • et laisser l'agresseur imposer son propre narratif.

b) Une illusion dangereuse du dialogue permanent

La RDC a été enfermée dans une logique où :

  • chaque attaque est suivie d'un appel au dialogue,
  • chaque prise de territoire est suivie d'un cessez-le-feu,
  • chaque médiation fige les gains du M23.

Cette approche donne l'impression que la RDC subit les événements au lieu de les structurer stratégiquement.


3. M23 soutenu par le Rwanda, l'Ouganda et le Kenya : une réalité géopolitique inconfortable

Les faits sont aujourd'hui largement établis :

  • Le Rwanda soutient militairement, logistiquement et politiquement le M23.[9]
  • L'Ouganda joue un rôle ambigu, oscillant entre coopération sécuritaire avec la RDC et tolérance stratégique envers certains réseaux.[10]
  • Le Kenya, en tant que médiateur et acteur régional, a adopté une posture qui a parfois favorisé une équivalence artificielle entre l'État congolais et les groupes armés, ce qui a objectivement bénéficié au M23.[11]

Dans ce contexte, la RDC aurait dû comprendre très tôt qu'elle faisait face à une coalition informelle, et non à une simple rébellion locale.


4. Pourquoi la RDC n'a-t-elle pas utilisé son droit à la défense collective comme sous Kabila ?

Sous Joseph Kabila, malgré de nombreuses critiques, la RDC avait compris une chose essentielle : la sécurité du pays ne pouvait pas être laissée à la bonne volonté des voisins hostiles.

a) Sous Kabila : diversification des alliances africaines

La RDC avait :

  • sollicité l'Angola,
  • coopéré étroitement avec le Zimbabwe,
  • renforcé les liens militaires avec l'Afrique du Sud,
  • et utilisé la SADC comme cadre stratégique.[12]

Cette approche reposait sur un principe clair : équilibrer le rapport de force régional.

b) Sous l'actuelle gouvernance : dépendance excessive à la médiation occidentale

Aujourd'hui, la RDC a :

  • privilégié les médiations extérieures,
  • compté excessivement sur les processus diplomatiques,
  • et hésité à construire une coalition africaine robuste en dehors de l'EAC, pourtant dominée par des pays aux intérêts ambigus.

Cette dépendance a réduit la marge de manœuvre stratégique de Kinshasa.


5. Une erreur majeure : ne pas internationaliser juridiquement la guerre

La RDC aurait dû :

  • invoquer formellement l'article 51 de la Charte de l'ONU,
  • notifier le Conseil de sécurité d'une agression armée étrangère,
  • demander explicitement une assistance militaire africaine multilatérale,
  • et déposer des plaintes juridiques systématiques contre le Rwanda.

En ne le faisant pas de manière ferme et répétée, la RDC a laissé le Rwanda :

  • intimider,
  • menacer,
  • et dicter le tempo diplomatique.

6. Le Burundi : un révélateur de l'hypocrisie régionale

Le Burundi, cible lui aussi du discours intimidant rwandais, a compris plus rapidement qu'il était menacé.

Il a assumé :

  • sa coopération sécuritaire avec la RDC,
  • sa lecture claire du danger,
  • et son droit à se protéger.[13]

Le fait que les États-Unis aient dû rappeler publiquement que l'aide burundaise à la RDC est légale montre à quel point le débat avait été pollué par le narratif rwandais.


Conclusion : une leçon stratégique pour la RDC

La RDC n'est ni faible par nature, ni sans droit.

Mais elle a trop longtemps :

  • sous-estimé la nature systémique de l'agression,
  • hésité à user de ses droits,
  • et cru que la retenue serait récompensée.

Face à un voisin qui pratique le bullying géopolitique, la retenue n'est pas perçue comme sagesse, mais comme faiblesse.

La RDC doit désormais :

  • assumer clairement qu'elle est en situation de légitime défense,
  • construire une alliance africaine crédible en dehors des cadres biaisés,
  • et parler le langage du droit, de la force et de la souveraineté.

Références

[1] United Nations Security Council, Provisional Verbatim Record of the Security Council Meeting on the Democratic Republic of the Congo, S/PV.9568, New York, 2024.

[2] Organisation des Nations unies, Charte des Nations unies, Article 51, San Francisco, 26 juin 1945. Disponible sur : https://www.un.org/fr/about-us/un-charter/chapter-7

[3] Conseil de sécurité des Nations unies, Rapport final du Groupe d'experts sur la République démocratique du Congo, S/2023/990, New York, 2023.

[4] Conseil de sécurité des Nations unies, Rapport intermédiaire du Groupe d'experts sur la République démocratique du Congo, S/2024/432, New York, 2024.

[5] Union africaine et Communauté d'Afrique de l'Est, Processus de Nairobi et de Luanda : Cadre de dialogue pour la paix dans l'est de la RDC, Rapports de suivi 2022-2024.

[6] Stearns, J. K., Dancing in the Glory of Monsters: The Collapse of the Congo and the Great War of Africa, PublicAffairs, New York, 2011, pp. 312-345.

[7] Shaw, M. N., International Law, 8e édition, Cambridge University Press, Cambridge, 2017, pp. 1149-1162 (sur le droit d'assistance militaire et la légitime défense collective).

[8] Reyntjens, F., Political Governance in Post-Genocide Rwanda, Cambridge University Press, Cambridge, 2013, pp. 247-278.

[9] Human Rights Watch, DR Congo: M23 Rebels Committing War Crimes, Rapport, 2 septembre 2022. Disponible sur : https://www.hrw.org/news/2022/09/02/dr-congo-m23-rebels-committing-war-crimes

[10] International Crisis Group, Eastern Congo: Why Stabilisation Failed, Africa Briefing N°91, Nairobi/Bruxelles, 4 octobre 2012.

[11] African Union Peace and Security Council, Report on the Situation in Eastern DRC and Regional Mediation Efforts, PSC/PR/COMM.1167, Addis-Abeba, 2024.

[12] Prunier, G., Africa's World War: Congo, the Rwandan Genocide, and the Making of a Continental Catastrophe, Oxford University Press, Oxford, 2009, pp. 285-312.

[13] International Crisis Group, Burundi: A Dangerous Third Term, Africa Report N°235, Nairobi/Bruxelles, 20 mai 2015.

[14] Gray, C., International Law and the Use of Force, 4e édition, Oxford University Press, Oxford, 2018, pp. 198-224 (analyse juridique de l'article 51 de la Charte de l'ONU).

[15] Autesserre, S., The Trouble with the Congo: Local Violence and the Failure of International Peacebuilding, Cambridge University Press, Cambridge, 2010.

Comments

Support Our Work Now !

Africa Realities Media is independent. Your support helps us expose injustice, challenge silence and produce evidence-based analysis on Africa and the Great Lakes Region.

Recent Posts

Show more
Africa Realities Media offre un espace aux écrivains, chercheurs, experts, activistes, voix communautaires, militants, analystes et personnes ayant une expérience vécue qui souhaitent contribuer à des contenus réfléchis, responsables et courageux sur les changements nécessaires dans la région des Grands Lacs, ainsi que sur les réalités politiques, économiques, culturelles et sociales africaines souvent ignorées, minimisées ou mal représentées. Nos articles et vidéos visent à ouvrir le débat, renforcer la sensibilisation, encourager la pensée critique et favoriser une réflexion plus profonde sur les réalités vécues par les populations africaines. Nous voulons aider les peuples de la région des Grands Lacs à mieux comprendre leurs droits, notamment leurs droits humains, leur droit au développement, leur droit à la dignité, à la sécurité, au bien-être et à une vie meilleure. À travers nos contenus, nous cherchons également à rappeler aux décideurs, aux institutions publiques, aux acteurs régionaux et internationaux, ainsi qu’aux responsables politiques, leur devoir de transparence, de responsabilité et de redevabilité envers les populations qu’ils prétendent servir. Notre objectif est de contribuer à une culture de vérité, de justice, de participation citoyenne et de protection égale pour tous les peuples africains.

Why We Exist

Many abuses facing African people are committed by African states, ruling elites, armed groups, military forces and security services. But these abuses are often sustained by international silence, Western lobbying, trade interests, migration deals, mineral access, diplomatic partnerships and unequal global accountability. Africa Realities Media exposes that system.

Lived Experience Matters

Survivors, displaced communities, refugees, families affected by repression, journalists, activists, women, young people and diaspora voices are not passive subjects. They are knowledge holders. Their experiences must shape policy, advocacy, journalism and public debate. The people closest to injustice are often closest to the solutions.

Our Principle

Africa Realities Media is rooted in one principle: African lives deserve equal truth, equal justice and equal protection.

Popular Posts

[RwandaLibre] Re: Miss Rwanda 2014

  En l'espace de quelques heures, en moins de 24 heures, je viens de lire 3 postings différents, provenant d'autant de membres différents, qui pointent vers la défaillance du système d'éducation au Rwanda. Certains surnomment ironiquement les diplômes générés par ce système "Merci Kagame"! Rares sont les écoles, fussent-elles du tiers-monde, où les étudiants à la fin de leurs études seraient incapables de fonctionner dans d'autres écoles à l'étranger. Pourtant c'est la triste réalité actuelle au Rwanda. Pour ceux qui connaissent le fonctionnement des Nations-Unies, il est grand temps de dépêcher sur place un rapporteur spécial... L'UNESCO peut-être! Sibomana Jean Bosco. *DHR* BBC: Iyumvire uburyo Kagame na FPR bazambije uburezi mu Rwanda kuburyo ababyeyi bifite bahitamo kohereza abana babo hanze Libellés : Forums Peter Rwagasabo - 29 janv. à rwagasabo, (bcc:Democrac...

[RwandaLibre] Itangazo ry'inama yahuje amashyaka i Buruseli kuwa 01/02/2014 -

  http://www.veritasinfo.fr/m/article-122363461.html Itangazo ry'inama yahuje amashyaka i Buruseli kuwa 01/02/2014 Nk'uko byari biteganyijwe, kuri uyu wa gatandatu tariki ya 01/02/2014, i Buruseli mu Bubiligi hateraniye inama y'amashyaka atavuga rumwe n'ubutegetsi bwa Perezida Paul Kagame. Ku mashyaka icumi yari yatumiwe, ayabonetse mu nama ni atandatu (60%), ari yo : 1. Forces Démocratiques Unifiées (FDU-Inkingi) ; 2. Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) ; 3. Pacte Démocratique du Peuple (PDP-Imanzi) ; 4. Parti pour la Démocratie au Rwanda (PDR-Ihumure) ; 5. Parti Social (PS-Imberakuri) ; 6. Rwandan Dream Initiative (RDI-Rwanda Rwiza). Ihuriro FCLR - Ubumwe naryo ryari rihagarariwe muri iyo nama.   Mu gutangira inama, abayijemo batoye umuyobozi wayo. Bamaze gusuzuma no kwemeza umurongo w'ibyigwa, bemeje ko muri iki gihe, ubufatanye  bw'amashyaka ya opposition ari ngombwa cyane  ...

The FDLR Myth: How Rwanda Weaponises a Diminished Threat to Justify Occupation

The FDLR Myth: How Rwanda Weaponises a Diminished Threat to Justify Occupation Investigation Exposes Contradictions in Rwanda's Security Narrative For over a decade, Rwanda has justified its military presence in eastern Democratic Republic of Congo by citing threats from the FDLR, a Hutu militia group linked to the 1994 genocide. But an investigation into FDLR's actual capabilities, Rwanda's military operations, and patterns of violence reveals a narrative that does not match reality. The FDLR threat, whilst real, has been systematically exaggerated and manipulated to justify objectives that have nothing to do with the militia group. Introduction The Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) occupies a central position in Rwanda's justification for military intervention in eastern Democratic Republic of Congo. For more than two decades, Rwandan authorities have portrayed the militia group as an existential threat requiring sustaine...

[RwandaLibre] Re: Itangazo ry'inama yahuje amashyaka i Buruseli kuwa 01/02/2014 -

  @Mbera. Urakoze gutanga ibisobanuro birambuye kuri iyi ngingo. Ndagirango cyokora nkosore aho wafifitse nkana ugamije kujijisha rubanda.   Uragira uti: 1- [Hari ]urubuga rwa internet rw'umwimerere rwashyizweho muri 2007 http://www.fdu-rwanda.org/  n'urundi rubuga rwashinzwe n'abasigaye bakorera mu nzego bashyizeho bo nyuma y'aho Présidente agiriye mu Rwanda, arirwo http://www.fdu-rwanda.com/  rwashinzwe muri 2011. Nk'umuntu wamye uba Umunyamabanga mukuru wa FDU-Inkingi ukaba n'umuvugizi wayo kandi ukaba igikomeje kubyiyuta n'ubwo zahinduye imirishyo, wagombye kuba uzi ko Original website ya FDU-Inkingi yari  www.fdu-udf.org nk'uko bigararara muri iri tangazo ryo kuwa 23 Kamena 2010 umbere y'amakimbirane yatangiye muri january 2011: Nta kandida wigenga uzava muri FDU http://www.victoire2010.com/uploads/media/UMUKANDIDA_WA__FDU_01.pdf Kuba ruriya rubuga rundi rwaragiyeho nyuma byo ntawe utabizi kandi byar...

The Aggressor’s Complaint: Why Rwanda’s “Biased” US Sanctions Argument Echoes Russia

Kigali wants Washington to punish Congo too. But a ceasefire that leaves the occupier in place is not peace; it is occupation without noise. African lives are not worth less. African deaths are not normal. Western interests must never become a licence to kill African people. Introduction: A Familiar Complaint On 29 June 2026, Rwanda’s Minister of Foreign Affairs, Olivier Nduhungirehe, sat before the cameras of France 24 and declared that his country was “disappointed by the increasingly biased US mediation” in the conflict with the Democratic Republic of Congo. He asked why sanctions had targeted only Rwanda. He called the measures unfair, one-sided and counterproductive. Weeks earlier, President Paul Kagame had told Jeune Afrique that sanctions and threats were insults thrown at Rwanda, and accused Washington of exerting heavy pressure on Rwanda while treating the DRC more delicately. The grievance sounds reasonable until you remember where you have heard it before. Since 2022, the Kr...

THE GENOCIDE AGAINST THE HUTU. PART 2: DOCUMENTED MASS KILLINGS OF HUTU POPULATIONS

MASS KILLINGS OF HUTU BEFORE, DURING, AND AFTER 1994 IN RWANDA, DRC AND UGANDA INTRODUCTION TO PART 2 Part 1 established the assassination of President Habyarimana, the Bruguière and Spanish investigations, Kagame's responsibility for starting the war, the Kigali massacres, challenges to the "genocide against the Tutsi only" narrative, and the need for UN framework revision. Part 2 documents specific mass killings of Hutu populations that have been systematically erased from history: the Kibeho massacre of 1995, the Byumba Stadium massacre of 1994, the hunting and slaughter of Hutu refugees in the Democratic Republic of Congo from 1996 to 1997, killings in Uganda, and the pattern of political assassinations and property seizures. 2. THE KIBEHO MASSACRE (22 APRIL 1995) 2.1 The Camp and Its Population By April 1995, the Kibeho internally displaced persons camp in Gikongoro prefecture southwestern Rwanda held between 80,000 and 100,000...

Desperate Kagame: Where Does He Go From Here—and What Comes Next?

  How Paul Kagame Uses Diplomats' "Bury Your Head in the Sand" Strategy as a Green Light to Continue Rwanda's War in the DRC Africa Realities Media   |   17 July 2026 The purpose of this article is to expose a deliberate and systematic strategy: Paul Kagame's years-long practice of creating events — diplomatic dinners, RPF party meetings, genocide commemorations, international business forums and RPF Bureau Politique addresses — to which he invites foreign ambassadors and the world's business and political elite for one purpose: to explain, justify, and defend Rwanda's military invasion of the Democratic Republic of Congo. Everybody who follows this region knows the strategy now. The same narrative. The same arguments. The same defiance. At one event he tells the Trump Administration to go to hell. At the next he says those sanctioning him will leave power and he will remain. At the RPF Bureau Politique of 17 July 2026, he tells ambassadors that the on...

Analyse de l'audition de M Dacian Cioloș, candidat au poste de Secrétaire général de la Francophonie

  Le 30 juin 2026, pour la première fois en cinquante-six ans d'existence de l'Organisation internationale de la Francophonie, les candidats au poste de Secrétaire général ont été auditionnés publiquement devant les ministres des Affaires étrangères des 53 États membres de plein droit, réunis en Conférence ministérielle extraordinaire à Paris. Parmi les quatre prétendants au mandat 2027-2030, qui sera attribué par les chefs d'État au XXe Sommet de la Francophonie à Phnom Penh les 15 et 16 novembre 2026, figure un profil inédit : Dacian Cioloș, ancien Premier ministre de Roumanie, ancien commissaire européen à l'Agriculture et ancien président du groupe Renew au Parlement européen, seul candidat non africain de la course. Cet article, premier d'une série de cinq consacrée aux auditions, analyse la prestation de M. Cioloș sur huit axes : la vision, l'innovation, le développement des communautés locales, la promotion de la langue française, les conflits et la s...

Rwanda: Victoire Ingabire’s Speech and Quotes

http://www.victoire-ingabire.com/Eng/victoires-quotes/ Victoire Ingabire's Speech and Quotes I agree that there was a genocide by Hutu extremists against the Tutsis, that is the reality. The people who did this need to face justice. But there were also other crimes against humanity, including the killing of Hutus. I don't believe in violence and war is not the solution to the problems that face this country. People say there's stability in Rwanda but this stability is based on repression … We need stability based on freedom. I don't understand how democratic countries can remain friends with a government that doesn't allow democracy. The democratic UK is supporting a dictatorship. Shall I die or live, be detained or released what we have achieved will not go back. This movement is stronger than me. Remanding me in captivity or silencing my voice can only postpone the revolution. It cannot stop the movement. Unity and Reconciliation Speech at Gisozi Genocide Memori...

Analyse de l'audition de Mme Coumba Bâ, candidate au poste de Secrétaire général de la Francophonie

La francophonie utile à l'épreuve des projets concrets Conseillère à la présidence mauritanienne, forte d'une longue expérience auprès de cinq chefs d'État successifs de son pays, Coumba Bâ porte la candidature de la Mauritanie au poste de Secrétaire général de la Francophonie, dont le titulaire du mandat 2027-2030 sera désigné par les chefs d'État au XXe Sommet de la Francophonie, prévu à Phnom Penh les 15 et 16 novembre 2026. Son audition publique du 30 juin 2026 à Paris, devant les ministres des Affaires étrangères des 53 États membres de plein droit, reposait sur un positionnement singulier : celui d'un pays carrefour, à la fois africain, arabe et sahélien, présenté comme un pont possible vers les États qui ont quitté l'organisation. Cet article, quatrième d'une série de cinq consacrée aux auditions, analyse sa prestation sur huit axes : la vision, l'innovation, le développement des communautés locales, la promotion de la langue française, les confli...

Why Africa Realities Media Is Different

Africa Realities Media speaks to Africa and to the developed world. Many abuses facing African people are committed by African states and ruling elites, but they are often protected by international silence, lobbying, public relations, trade interests, migration deals and unequal global accountability. While governments pay lobbyists to present a good image abroad, ordinary African people continue to face violence, hunger, disease, poverty, repression and exclusion. We challenge the normalisation of African suffering and demand equal truth, equal justice and equal protection.

Pourquoi Africa Realities Media est différent?

Africa Realities Media s’adresse à l’Afrique et au monde développé. De nombreux abus subis par les peuples africains sont commis par des États africains et des élites dirigeantes, mais ils sont souvent protégés par le silence international, le lobbying, les relations publiques, les intérêts commerciaux, les accords migratoires et une responsabilité mondiale inégale. Tandis que des gouvernements paient des lobbyistes pour présenter une bonne image à l’étranger, des Africains ordinaires continuent de faire face à la violence, à la faim, aux maladies, à la pauvreté, à la répression et à l’exclusion. Nous contestons la normalisation de la souffrance africaine et exigeons une vérité égale, une justice égale et une protection égale.

BBC News

Policy and Systems Change

Our work is designed to trigger debate, discomfort and action. We do not only expose injustice; we work for policy and systems change. We want governments and institutions to address the root causes of inequality, disadvantage, discrimination, exclusion and barriers affecting African people. We believe lasting change must be shaped by people with lived experience.

Exposing Injustice in Africa

Africa Realities Media is an independent African accountability platform based in London. We report, analyse and challenge the systems that shape African suffering, silence African victims and protect abusive power. We are not here to repeat diplomatic language. We are here to ask the questions that are often avoided: why are African deaths treated as normal? Why are African victims given less urgency? Why are governments that imprison, exclude, displace or kill their own people protected when they serve powerful international interests?

Africanews

Africa Realities Media gives space to writers, researchers, experts, activists, community voices, campaigners, analysts and people with lived experience who want to contribute thoughtful, responsible and courageous content about the changes needed in the region, as well as the political, economic, cultural and social African realities that are often ignored, minimised or misrepresented. Our articles and videos aim to encourage debate, raise awareness, stimulate critical thinking and support reflection. We seek to help people in the Great Lakes Region understand their rights to human rights, development and wellbeing, while also encouraging decision-makers to be more transparent, responsive and accountable.

Appel à contributions

Sensibilisez le public aux causes qui vous tiennent à cœur. Prenez part au changement que vous souhaitez voir émerger. Aidez à combattre l’injustice partout où elle se manifeste.

Africa Realities Media accueille des articles originaux, analyses, tribunes, réflexions communautaires et commentaires fondés sur des faits concernant la région des Grands Lacs africains, ainsi que les questions liées à la justice, aux droits humains, à la gouvernance, aux conflits, à la paix, aux réfugiés, aux ressources naturelles et à la responsabilité publique en Afrique.

Nous accueillons également les annonces concernant de nouvelles ou d’anciennes publications liées à nos domaines d’intérêt. Vous pouvez annoncer gratuitement votre publication, notamment un livre, un rapport, une étude, un article académique ou tout autre travail pertinent.

Les articles doivent être rédigés en anglais ou en français et ne doivent pas dépasser 1 500 mots.

Veuillez inclure le nom complet de l’auteur, qui sera publié avec l’article s’il est accepté.

Avant de soumettre votre article, veuillez d’abord lire nos pages du site web afin de vérifier si votre article correspond à nos priorités éditoriales, à nos thèmes et à nos domaines d’intérêt.

Si vous avez un article, un commentaire ou une annonce de publication à partager avec un public plus large, veuillez l’envoyer par email à :

africarealitiesmedia@gmail.com

Nous étudierons la possibilité de publier gratuitement les articles et annonces de publications appropriés s’ils répondent à nos critères éditoriaux, notamment la pertinence, la clarté, l’originalité, l’intérêt public, le respect des communautés concernées et l’utilisation responsable des informations et des preuves.

Les articles sont publiés tels qu’ils sont soumis s’ils répondent à nos critères et à notre politique éditoriale. Nous ne procédons pas à une modification supplémentaire de votre article avant sa publication.