Skip to main content

Latest Analysis

Independent analysis, commentary and investigations on Africa, the Great Lakes Region and international accountability.

Pourquoi le Rapport Mapping des Nations Unies sur la RDC a été enterré

Pourquoi le Rapport Mapping des Nations Unies sur la RDC a été enterré :

Obstruction des États-Unis et du Royaume-Uni, défaillances de l'ONU, silence de l'Union africaine et marginalisation des victimes africaines**

Introduction

Publié en 2010, le Rapport Mapping du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme fut l'une des enquêtes les plus vastes jamais réalisées sur les crimes commis en Afrique centrale. Couvrant la période de 1993 à 2003, il documente 617 incidents de violations graves des droits humains : massacres, violences sexuelles, exécutions sommaires, tortures, déplacements forcés et attaques systématiques contre des civils. Le rapport avance même que certaines attaques contre les réfugiés hutus rwandais et les populations hutues congolaises pourraient constituer des actes de génocide si un tribunal compétent en apportait la preuve.

Pourtant, malgré sa gravité, le rapport a été discrètement enterré. Ses recommandations – création de mécanismes judiciaires, commissions vérité, poursuites des responsables – n'ont jamais été mises en œuvre. Cette inaction ne s'explique pas seulement par la lenteur bureaucratique. Elle est le résultat d'un enchevêtrement d'intérêts géopolitiques, de pressions diplomatiques, de calculs régionaux, d'inerties institutionnelles et d'un profond désintérêt du monde lorsque les victimes sont africaines.

Ce texte analyse les raisons pour lesquelles ce rapport a été étouffé : le rôle déterminant des États-Unis et du Royaume-Uni dans la protection de leurs alliés rwandais et ougandais ; l'incapacité du gouvernement congolais à exiger justice ; la négligence de l'Union africaine ; l'auto-censure des Nations Unies ; et enfin un facteur essentiel souvent ignoré : quand les victimes sont africaines, la mobilisation internationale est faible, voire inexistante. Si les mêmes crimes s'étaient produits en Europe – comme en Ukraine – la réaction mondiale aurait été immédiate et massive.

Le résultat est tragique : un des pires massacres de la fin du XX siècle demeure impuni, et son ombre continue d'alimenter l'instabilité dans toute la région des Grands Lacs.

 

1. Pourquoi le rapport représentait une menace géopolitique pour les puissances occidentales

1.1 Le Rwanda et l'Ouganda : deux alliés clés de Washington et Londres

Depuis la fin du génocide de 1994, le Rwanda est devenu l'un des partenaires africains les plus proches des États-Unis et du Royaume-Uni. Présenté comme un modèle de reconstruction et de gouvernance efficace, le régime du Front patriotique rwandais (FPR) a été largement soutenu par l'aide financière, militaire et diplomatique occidentale.

Le Rwanda et l'Ouganda servaient aussi de contrepoids à l'influence française en Afrique centrale et de partenaires essentiels dans la lutte antiterroriste et les missions de maintien de la paix. Les élites anglophones au pouvoir à Kigali et Kampala correspondaient parfaitement aux priorités géostratégiques des puissances anglo-saxonnes.

Le Rapport Mapping, en documentant de graves crimes commis par ces deux armées sur le sol congolais, constituait une menace directe pour ces alliances et remettait en cause des années de discours diplomatique.

1.2 Pressions diplomatiques pour étouffer le rapport

Avant sa publication, le Rwanda a exercé de fortes pressions pour modifier ou retarder le rapport, allant jusqu'à menacer de retirer toutes ses troupes des opérations de maintien de la paix de l'ONU. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont discrètement soutenu Kigali en coulisse. Ils ont œuvré pour empêcher des débats au Conseil de sécurité, bloquer la création d'un tribunal et affaiblir le suivi institutionnel du rapport.

Résultat : le Rapport Mapping fut publié sans mécanisme de mise en œuvre, sans budget, sans mandat et sans propriétaire institutionnel. Il était condamné dès le départ.

1.3 Protéger le récit politique dominant

Pour Washington et Londres, reconnaître que le Rwanda – présenté comme un « success story » africain – avait commis de possibles crimes contre l'humanité ou crimes de guerre en RDC était politiquement explosif. Le rapport menaçait la crédibilité de leur politique étrangère et risquait de mettre en cause leur propre complicité indirecte.

Mieux valait donc le laisser mourir dans le silence.

2. L'échec institutionnel des Nations Unies

2.1 Peur de provoquer le Rwanda et de perdre des Casques bleus

Le Rwanda est un contributeur majeur de troupes au sein des opérations de l'ONU. Lorsque Kigali a menacé de se retirer, la direction de l'ONU a paniqué. Cette dépendance logistique a paralysé toute volonté d'affronter les conclusions du rapport.

2.2 Paralysie bureaucratique

Aucun service n'a été chargé d'assurer le suivi du rapport. Aucun financement n'a été prévu. Rien n'a été fait pour transformer ses recommandations en actions. Le rapport est devenu un document orphelin, volontairement mis de côté.

2.3 Hypocrisie morale de la communauté internationale

La réaction de l'ONU illustre une réalité : la protection des civils n'est pas une valeur universelle appliquée de manière cohérente, mais une question de priorités géopolitiques. Les crises africaines, même lorsqu'elles font des millions de victimes, n'obtiennent presque jamais le niveau de mobilisation accordé aux crises européennes ou moyen-orientales.

3. Le silence de l'Union africaine

3.1 Influence diplomatique du Rwanda et de l'Ouganda

L'Union africaine n'a jamais discuté sérieusement du Rapport Mapping. Le poids diplomatique du Rwanda et de l'Ouganda au sein de l'organisation a suffi à étouffer tout débat. Le principe de « non-ingérence » est souvent invoqué pour éviter de critiquer des États membres influents.

3.2 Peur de créer un précédent

Soutenir la création d'un tribunal pour les crimes commis en RDC aurait ouvert la porte à des enquêtes sur les crimes commis dans d'autres pays africains (Éthiopie, Soudan, Érythrée, Nigeria, etc.). De nombreux dirigeants africains ont donc préféré garder le silence.

3.3 Abandon moral des victimes congolaises et rwandaises hutues

L'Union africaine, censée défendre les peuples du continent, a manqué à son devoir le plus fondamental : exiger justice pour les victimes africaines. Son silence est l'un des échecs les plus graves de son histoire.

 

4. Les responsabilités du gouvernement congolais

4.1 Faiblesse et absence de volonté politique

Pendant vingt ans, les gouvernements congolais successifs n'ont jamais réclamé de manière ferme l'application du rapport. Peur de représailles régionales, division interne, élites compromises : l'État congolais n'a pas été capable de défendre sa population.

4.2 Aucune mobilisation diplomatique

La RDC aurait pu saisir le Conseil de sécurité, mobiliser l'Union africaine, demander la création d'un tribunal international ou d'une cour hybride. Elle ne l'a pas fait.

4.3 Abandon de ses propres citoyens

Le Congo n'a jamais mis en place de mécanisme judiciaire national, jamais financé d'enquêtes, jamais demandé l'extradition de responsables. Cela équivaut à un abandon total des victimes.

5. La stigmatisation des réfugiés hutus et l'indifférence internationale

Un facteur majeur explique aussi le silence autour des massacres : la déshumanisation des réfugiés hutus.

Après 1994, les acteurs internationaux ont adopté une vision simpliste : « Tutsis = victimes » ; « Hutus = génocidaires ». Cette caricature a conduit à percevoir les réfugiés hutus – même les femmes, les enfants, les personnes âgées – comme des bourreaux potentiels. Leur mort n'a pas suscité d'empathie. Leur souffrance n'a pas ému.

À Tingi-Tingi, Shabunda, Walikale, Mbandaka et dans d'innombrables forêts du Zaïre, des centaines de milliers de réfugiés hutus ont été massacrés, pourchassés, affamés, noyés ou exécutés. Pourtant, la communauté internationale n'a presque rien dit. Beaucoup estimaient implicitement que « ce n'était pas un problème s'ils étaient tués ».

Cette stigmatisation a permis de justifier, par le silence, l'une des pires catastrophes humanitaires d'Afrique contemporaine.

6. Les vies africaines considérées comme moins prioritaires

6.1 Hiérarchie racialisée de la souffrance

Lorsque la guerre éclate en Europe, la mobilisation internationale est immédiate : sanctions, aide militaire, tribunaux, médias. Lorsqu'un génocide silencieux se déroule en Afrique, la réaction est minimaliste ou inexistante.

6.2 Absence de pression médiatique et non-priorité diplomatique

La tragédie congolaise n'est pas devenue une priorité pour les ONG internationales, les chaînes de télévision ou les capitales occidentales. La couverture médiatique a été sporadique, l'indignation faible.

6.3 Fatigue humanitaire sélective

Le public occidental est habitué à voir l'Afrique associée à la violence. Cela crée une sorte de fatalisme qui réduit l'attention portée aux victimes.

7. Les conséquences de l'enterrement du Rapport Mapping

L'impunité perdure :
• Les groupes armés reviennent régulièrement (M23, ADF, FDLR, milices locales).
• Les crimes se répètent dans les mêmes régions.
• Les populations congolaises continuent de vivre dans l'insécurité.
• Les régimes autoritaires dans la région se renforcent.

Enterrer le rapport, c'est condamner l'Afrique des Grands Lacs à un cycle sans fin de violence et de souffrance.

Conclusion

Le Rapport Mapping n'a pas été enterré par hasard. Il a été étouffé par :
• les intérêts géopolitiques des États-Unis et du Royaume-Uni,
• la peur et la faiblesse des Nations Unies,
• la complicité silencieuse de l'Union africaine,
• l'incapacité du gouvernement congolais à exiger justice,
• et un racisme structurel mondial qui considère que les vies africaines valent moins.

Les victimes – réfugiés hutus, civils congolais, femmes violées, enfants tués – ont été ignorées parce que leur souffrance ne représentait pas un enjeu stratégique.

Tant que la communauté internationale continuera de hiérarchiser les vies humaines en fonction de leur utilité politique, la région des Grands Lacs restera prisonnière de l'impunité.

Références

African Union (2010). Communiqués et déclarations sur la paix et la sécurité. Addis-Abeba : Commission de l'Union Africaine.

Autesserre, S. (2010). The Trouble with the Congo: Local Violence and the Failure of International Peacebuilding. Cambridge : Cambridge University Press.

BBC News Africa (2010). « UN report alleges Rwanda crimes in DR Congo ». BBC News, 1 October.

Braeckman, C. (2003). Les Nouveaux Prédateurs : Politique africaine de la Belgique de Mobutu à Bemba. Paris : Fayard.

Clark, P. (2018). The Rwanda Experiment: Between Justice and Politics. Cambridge : Polity Press.

Doyle, C. (2014). The Great Lakes of Africa: Two Thousand Years of History. New York : Zone Books.

Human Rights Watch (1997). Unwelcome Guests: Rwanda's Violent Repression of Hutu Refugees in Zaire. New York : Human Rights Watch.

Human Rights Watch (2009). You Will Be Punished: Attacks on Civilians in Eastern Congo. New York : Human Rights Watch.

International Crisis Group (2006–2020). Rapports sur la Région des Grands Lacs. Bruxelles : ICG.

Kabemba, C. (2013). The Democratic Republic of Congo's Post-Conflict Reconstruction: Challenges and Opportunities. Johannesburg : Southern Africa Resource Watch.

Mamdani, M. (2001). When Victims Become Killers: Colonialism, Nativism and the Genocide in Rwanda. Princeton : Princeton University Press.

Mbembe, A. (2003). « Necropolitics ». Public Culture, 15(1), pp. 11–40.

Melvern, L. (2004). Conspiracy to Murder: The Rwandan Genocide. London : Verso.

Prunier, G. (2009). Africa's World War: Congo, the Rwandan Genocide and the Making of a Continental Catastrophe. New York : Oxford University Press.

Reyntjens, F. (2009). The Great African War: Congo and Regional Geopolitics, 1996–2006. Cambridge : Cambridge University Press.

Reyntjens, F. (2013). Political Governance in Post-Genocide Rwanda. Cambridge : Cambridge University Press.

Stearns, J. (2011). Dancing in the Glory of Monsters: The Collapse of the Congo and the Great War of Africa. New York : PublicAffairs.

United Nations OHCHR (2010). Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République démocratique du Congo entre mars 1993 et juin 2003. Genève : ONU–HCDH.

Vlassenroot, K. & Raeymaekers, T. (2004). Conflict and Social Transformation in Eastern DR Congo. Ghent University : Conflict Research Group.

Waldorf, L. (2011). « 'Instrumentalising Genocide': The RPF's Campaign Against UN Mapping Report ». Journal of Intervention and Statebuilding, 5(3), pp. 255–273.

 

Comments

Support Our Work Now !

Africa Realities Media is independent. Your support helps us expose injustice, challenge silence and produce evidence-based analysis on Africa and the Great Lakes Region.

Recent Posts

Show more
Africa Realities Media offre un espace aux écrivains, chercheurs, experts, activistes, voix communautaires, militants, analystes et personnes ayant une expérience vécue qui souhaitent contribuer à des contenus réfléchis, responsables et courageux sur les changements nécessaires dans la région des Grands Lacs, ainsi que sur les réalités politiques, économiques, culturelles et sociales africaines souvent ignorées, minimisées ou mal représentées. Nos articles et vidéos visent à ouvrir le débat, renforcer la sensibilisation, encourager la pensée critique et favoriser une réflexion plus profonde sur les réalités vécues par les populations africaines. Nous voulons aider les peuples de la région des Grands Lacs à mieux comprendre leurs droits, notamment leurs droits humains, leur droit au développement, leur droit à la dignité, à la sécurité, au bien-être et à une vie meilleure. À travers nos contenus, nous cherchons également à rappeler aux décideurs, aux institutions publiques, aux acteurs régionaux et internationaux, ainsi qu’aux responsables politiques, leur devoir de transparence, de responsabilité et de redevabilité envers les populations qu’ils prétendent servir. Notre objectif est de contribuer à une culture de vérité, de justice, de participation citoyenne et de protection égale pour tous les peuples africains.

Why We Exist

Many abuses facing African people are committed by African states, ruling elites, armed groups, military forces and security services. But these abuses are often sustained by international silence, Western lobbying, trade interests, migration deals, mineral access, diplomatic partnerships and unequal global accountability. Africa Realities Media exposes that system.

Lived Experience Matters

Survivors, displaced communities, refugees, families affected by repression, journalists, activists, women, young people and diaspora voices are not passive subjects. They are knowledge holders. Their experiences must shape policy, advocacy, journalism and public debate. The people closest to injustice are often closest to the solutions.

Our Principle

Africa Realities Media is rooted in one principle: African lives deserve equal truth, equal justice and equal protection.

Popular Posts

THE BATTLE OF RUBAYA: Rwanda's War for Minerals Exposed

T he FDLR Pretext Collapses Under the Weight of Documented Plunder   Introduction: A Battle That Tells the Truth When Rwandan-backed RDF/M23 forces fought with extraordinary ferocity to seize and hold Rubaya — a remote mining town in North Kivu, eastern Democratic Republic of Congo — the stated justification was security. Kigali's consistent public line has been that its military presence in the DRC is a response to the threat posed by the Forces Democratiques de Liberation du Rwanda (FDLR), an armed group whose leaders include individuals linked to the 1994 genocide against the Tutsi. This narrative has been accepted, qualified, or left insufficiently challenged by Western governments and multilateral institutions for over a decade. The Battle of Rubaya strips that narrative bare. What unfolded in Rubaya was not a counter-insurgency operation against genocidal remnants. It was a sustained military campaign — reinforced by the Rwanda Defence Forces (RDF), prosecuted at sign...

LA BATAILLE DE RUBAYA : La guerre du Rwanda pour les minerais exposée

Le prétexte des FDLR s’effondre sous le poids du pillage documenté Introduction : une bataille qui dit la vérité Lorsque les forces RDF/M23 soutenues par le Rwanda ont combattu avec une férocité extraordinaire pour s’emparer de Rubaya et la conserver — une ville minière reculée du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo — la justification officielle était la sécurité. La ligne publique constante de Kigali a été que sa présence militaire en RDC répond à la menace posée par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé dont les dirigeants comprennent des individus liés au génocide de 1994 contre les Tutsi. Ce récit a été accepté, nuancé, ou laissé insuffisamment contesté par les gouvernements occidentaux et les institutions multilatérales pendant plus d’une décennie. La bataille de Rubaya met ce récit à nu. Ce qui s’est déroulé à Rubaya n’était pas une opération de contre-insurrection contre des restes génocidaires. C’était une campagne mili...

Les remèdes cosmétiques de la France face à la guerre dans l’est de la RDC

Résolution 2773, Conférence de Paris, doctrine macronienne du dialogue et pari de la Francophonie La politique de la France à l’égard de l’est de la RDC a produit un schéma constant : un langage public fort, une faible application des décisions, aucune pression visible fondée sur les sanctions, et des appels répétés au dialogue qui laissent largement intact le levier militaire et politique du Rwanda. La France ne peut pas rédiger des résolutions, organiser des conférences, rejeter les sanctions, appeler au dialogue, puis revendiquer la neutralité pendant que les civils restent sous occupation, déplacement et violence. Dans une guerre de cette ampleur, le silence et l’inaction ne sont pas neutres. Ce sont des actes politiques. Introduction La France se présente comme l’une des puissances occidentales les plus engagées dans la recherche de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo. Elle a parrainé la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle a organ...

President Macron Against US Sanctions on Rwanda

How France's Interests in Mozambique Obstruct Peace in the DRC A Critical Analysis of Emmanuel Macron's Interview with TV5 Monde, Africa Forward Summit, Nairobi, 12 May 2026 Published by The African Rights Campaign (ARC)   |   London, May 2026   1. Introduction This analysis is based on French President Emmanuel Macron's interview with TV5 Monde, conducted on 12 May 2026 during the Africa Forward Summit in Nairobi, Kenya. In that interview, Macron was asked a direct question: given that Rwanda's support for the M23 armed group has been documented by United Nations experts, and given that the United States has imposed sanctions on the Rwanda Defence Force and several of its senior officers, why have France and the European Union declined to do the same? Macron's response was unconvincing, dishonest and analytically incoherent. It revealed not a carefully calibrated position of principled neutrality, but the operational logic of a government that has c...

[AFRICAFORUM] Tr : [hinterland1] Tr : L'OCCUPATION RWANDAISE EN MARCHE

  ----- Mail transféré ----- De : Mpania Jean <drjeanmpania@yahoo.fr> À : Hinterland <hinterland1@yahoogroupes.fr> Envoyé le : Mercredi 26 février 2014 17h13 Objet : [hinterland1] Tr : L'OCCUPATION RWANDAISE EN MARCHE   Le Mercredi 26 février 2014 9h56, congokdp <congokdp@gmail.com> a écrit : L'OCCUPATION RWANDAISE EN MARCHE :   Voici comment les institutions et tout le système de sécurité de la RDC sont sous contrôle du Rwanda et les officiels congolais infiltrés par des «hirondelles» rwandaises! L'OCCUPATION RWANDAISE EN MARCHE :  Voici comment les institutions et tout le système de sécurité de la RDC sont sous contrôle du Rwanda et les officiels congolais infiltrés par des «hirondelles» rwandaises! Le processus d'occupation de la RDC par le lobby tutsi rwandais passe par le...

The Kagame Myth: Western Power, Private Jets and Rwanda’s Controlled Reality

  ANALYSIS AND INVESTIGATION Introduction: The Myth and the Man Behind the Myth There is a version of Paul Kagame that exists in the conference halls of Davos, in the pages of Western magazines, in private hotel meetings in London, Paris and Washington, and on the sleeves of European football shirts. In this version, Kagame is a visionary. A builder. A disciplined African moderniser. A leader who pulled a broken country from the ashes of genocide and turned it into what admirers often call the “Singapore of Africa”. In this version, Rwanda is clean, efficient, safe, investment-friendly and orderly. Kagame is presented as the African leader the West wants to believe in: controlled, polished, pro-market, security-focused and comfortable in elite Western spaces. Then there is the Rwanda that many Rwandans, exiles, journalists, opposition figures and human rights organisations describe. In this Rwanda, YouTubers and online commentators are jailed for what they say. Critics die in custo...

Dr Phil Clark ( SOAS University of London): A biased lecturer and researcher about African issues.

Dr Phil Clark   was born in Sudan and   is currently   working at SOAS University of London. He is known to be   biased lecturer and researcher about African issues, particularly the Rwandan genocide.     With his poor judgement and analytical thinking, this man only talk about   the results   of events and forget the     root causes. He is a staunch supporter of the criminal, dictator and killer Paul Kagame , the President of   Rwanda. He is singing the song of the winner of the Rwandan  war. He is in the same boat with Linda Melvern, a biased British   freelancer who received a medal from the dictator Paul     Kagame. "> "> Dr.Phil Clark "> Linda Melvern I am asking Dr Phil Clark   one question:   Dear   Dr Phil Clark, What     was the   role of   Paul Kagame and RPF in the Rwandan  massacres and genocide in and outside Rwanda?   Based...

Le Président Macron contre les sanctions américaines imposées au Rwanda

Comment les intérêts français au Mozambique font obstacle à la paix en RDC Analyse critique de l'entretien d'Emmanuel Macron avec TV5 Monde, Africa Forward Summit, Nairobi, 12 mai 2026 Publié par The African Rights Campaign (ARC)   |   Londres, mai 2026     1. Introduction La présente analyse est fondée sur l'entretien accordé par le président français Emmanuel Macron à TV5 Monde, le 12 mai 2026, lors de l'Africa Forward Summit à Nairobi, au Kenya. Au cours de cet entretien, Macron s'est vu poser une question directe : étant donné que le soutien du Rwanda au groupe armé M23 est aujourd'hui documenté par les experts des Nations Unies, et étant donné que les États-Unis ont imposé des sanctions aux Forces de défense du Rwanda (FDR) ainsi qu'à plusieurs de leurs hauts responsables, pourquoi la France et l'Union européenne n'ont-elles pas fait de même ? La réponse de Macron s'est révélée peu convaincante, malhonnête et analytique...

Kagame’s Image Machine: Who Profits While Rwanda Stays Poor

I nvestigation:  Paying to Stay Poor: How Western PR Firms, Lobbyists, Sports Clubs and Media Outlets Profit from Rwanda’s Image Economy Introduction: An Ecosystem of Paid Influence Rwanda is often presented internationally as a model of discipline, security, investment promotion and post-genocide recovery. That image has been carefully built, repeatedly amplified and professionally protected. Behind it sits a costly international network of sports sponsorships, lobbying contracts, public relations firms, legal consultancy, political access, favourable media relationships and diplomatic narrative management. The moral problem is clear. Rwanda remains heavily dependent on foreign aid and external financing. According to World Bank-linked data, foreign aid received by Rwanda reached approximately 1.39 billion US dollars in 2023. UNDP’s 2025 Human Development Report gives Rwanda a Human Development Index value of 0.578 for 2023, placing it 159th out of 193 countries and territories. U...

Justice ou théâtre politique ? Les procès français du génocide rwandais et le travail inachevé de la réconciliation entre Rwandais

Introduction Depuis 2014, les tribunaux français ont poursuivi une série de ressortissants rwandais hutu pour leur rôle présumé dans le génocide de 1994 contre les Tutsi. Le premier procès, celui de l’ancien chef du renseignement Pascal Simbikangwa, a été suivi par les condamnations des anciens bourgmestres Octavien Ngenzi et Tito Barahira en 2016, puis par la condamnation, en 2023, de l’ancien officier de gendarmerie Philippe Hategekimana. Aucun accusé jugé en France, au titre de la compétence universelle, pour le génocide rwandais n’a été acquitté. D’autres poursuites devraient suivre. Ces procédures ont été largement saluées comme la preuve que la France affronte enfin son passé d’État ayant protégé des auteurs présumés du génocide sur son territoire. Des organisations internationales de défense des droits humains, des spécialistes du génocide et une partie de la société civile française les ont présentées comme une contribution tardive, mais bienvenue, à la lutte mondiale contre l’...

Why Africa Realities Media Is Different

Africa Realities Media speaks to Africa and to the developed world. Many abuses facing African people are committed by African states and ruling elites, but they are often protected by international silence, lobbying, public relations, trade interests, migration deals and unequal global accountability. While governments pay lobbyists to present a good image abroad, ordinary African people continue to face violence, hunger, disease, poverty, repression and exclusion. We challenge the normalisation of African suffering and demand equal truth, equal justice and equal protection.

Pourquoi Africa Realities Media est différent?

Africa Realities Media s’adresse à l’Afrique et au monde développé. De nombreux abus subis par les peuples africains sont commis par des États africains et des élites dirigeantes, mais ils sont souvent protégés par le silence international, le lobbying, les relations publiques, les intérêts commerciaux, les accords migratoires et une responsabilité mondiale inégale. Tandis que des gouvernements paient des lobbyistes pour présenter une bonne image à l’étranger, des Africains ordinaires continuent de faire face à la violence, à la faim, aux maladies, à la pauvreté, à la répression et à l’exclusion. Nous contestons la normalisation de la souffrance africaine et exigeons une vérité égale, une justice égale et une protection égale.

BBC News

Policy and Systems Change

Our work is designed to trigger debate, discomfort and action. We do not only expose injustice; we work for policy and systems change. We want governments and institutions to address the root causes of inequality, disadvantage, discrimination, exclusion and barriers affecting African people. We believe lasting change must be shaped by people with lived experience.

Exposing Injustice in Africa

Africa Realities Media is an independent African accountability platform based in London. We report, analyse and challenge the systems that shape African suffering, silence African victims and protect abusive power. We are not here to repeat diplomatic language. We are here to ask the questions that are often avoided: why are African deaths treated as normal? Why are African victims given less urgency? Why are governments that imprison, exclude, displace or kill their own people protected when they serve powerful international interests?

Africanews

Africa Realities Media gives space to writers, researchers, experts, activists, community voices, campaigners, analysts and people with lived experience who want to contribute thoughtful, responsible and courageous content about the changes needed in the region, as well as the political, economic, cultural and social African realities that are often ignored, minimised or misrepresented. Our articles and videos aim to encourage debate, raise awareness, stimulate critical thinking and support reflection. We seek to help people in the Great Lakes Region understand their rights to human rights, development and wellbeing, while also encouraging decision-makers to be more transparent, responsive and accountable.

Appel à contributions

Sensibilisez le public aux causes qui vous tiennent à cœur. Prenez part au changement que vous souhaitez voir émerger. Aidez à combattre l’injustice partout où elle se manifeste.

Africa Realities Media accueille des articles originaux, analyses, tribunes, réflexions communautaires et commentaires fondés sur des faits concernant la région des Grands Lacs africains, ainsi que les questions liées à la justice, aux droits humains, à la gouvernance, aux conflits, à la paix, aux réfugiés, aux ressources naturelles et à la responsabilité publique en Afrique.

Nous accueillons également les annonces concernant de nouvelles ou d’anciennes publications liées à nos domaines d’intérêt. Vous pouvez annoncer gratuitement votre publication, notamment un livre, un rapport, une étude, un article académique ou tout autre travail pertinent.

Les articles doivent être rédigés en anglais ou en français et ne doivent pas dépasser 1 500 mots.

Veuillez inclure le nom complet de l’auteur, qui sera publié avec l’article s’il est accepté.

Avant de soumettre votre article, veuillez d’abord lire nos pages du site web afin de vérifier si votre article correspond à nos priorités éditoriales, à nos thèmes et à nos domaines d’intérêt.

Si vous avez un article, un commentaire ou une annonce de publication à partager avec un public plus large, veuillez l’envoyer par email à :

africarealitiesmedia@gmail.com

Nous étudierons la possibilité de publier gratuitement les articles et annonces de publications appropriés s’ils répondent à nos critères éditoriaux, notamment la pertinence, la clarté, l’originalité, l’intérêt public, le respect des communautés concernées et l’utilisation responsable des informations et des preuves.

Les articles sont publiés tels qu’ils sont soumis s’ils répondent à nos critères et à notre politique éditoriale. Nous ne procédons pas à une modification supplémentaire de votre article avant sa publication.