LE PLUS. Zita Naramé a passé 40 ans à l'ONU, et ce qu'elle en a vu n'est pas glorieux : des top managers qui sont pour la plupart des escrocs, des agents humiliés, harcelés, mis au placard s'ils dénoncent des fraudes... L'organisation, qui se bat pour maintenir la paix dans le monde, devrait faire attention à ce qui se passe entre ses murs, si l'on en croit le récit de son expérience édifiante.
Discours de Mahmoud Ahmadinejad à l'ONU, à New York, le 24 septembre 2012 (SIPA)
Discrimination raciale, harcèlement moral, sexisme, escroqueries… sont des pratiques courantes, voire banales, rarement évoquées au sein du système des Nations Unies. Moi qui en ai été victime, j'ai souhaité le dénoncer.
Le vieux président du tribunal de Grande instance recrutait. Après une épreuve de dactylo réussie avec brio, il rejeta ma candidature… parce que je repoussais ses avances !
Une désillusion rapide
Recrutée par l'ONU en 1974, mon idéal des valeurs morales, d'éthique et d'intégrité s'est fracassé en 1979, lorsqu'Hugo LaCanne* prit la direction du projet de l'agence pour l'alimentation qui m'employait.
Harceleur et escroc, recherché par Interpol pour rapt d'enfant, il régnait par la terreur et l'intimidation. Responsable des comptes, je devins sa cible en pointant ses dépenses personnelles incompatibles avec les règles comptables.
En représailles, il me dénia l'accès au coffre et confia mes tâches à mon assistant. L'acharnement s'avéra si dévastateur que je fus hospitalisée. Alertée sur son escroquerie et une gouvernance désastreuse, l'ONU dépêcha une mission d'enquête qui conclut à son licenciement.
Le médecin qui m'a soignée et les enquêteurs ont évoqué le harcèlement, le sexisme et un comportement indigne envers la seule femme qui évoluait au sein d'une équipe masculine.
Mes congés de maternité ? On a voulu m'en priver
J'étais en poste à Kinshasa en 1982, lorsque Paul Carré* fut nommé à la tête du bureau du CEPAS, une agence des Nations Unies basée à Paris.
Escroc compulsif – même ses frais de bouche étaient comptabilisés –, d'une grande arrogance, il avait réussi l'exploit de détourner plusieurs mois de salaires d'un collègue.
Il puisa dans la caisse dès le premier jour. En découvrant son absence d'intégrité et un comportement indigne à tous égards, j'ai tout mis en œuvre pour décrocher une mutation à Paris. Paul fut licencié après un rapport d'enquête très accablant.
Dès 1987, j'affrontai un nouveau genre d'escroquerie auprès d'Igor*, champion des contrats cavaliers qui compensaient le manque à gagner d'un prélèvement de 60% de son salaire que le gouvernement russe imposait à ses ressortissants.
Sexiste, il fit preuve d'une grande intolérance pendant mes grossesses, au point d'envisager la possibilité de me priver des congés de maternité.
Des coups de fil constants, de jour comme de nuit
À partir de juillet 1994, j'assistais un Philippin devenu haut fonctionnaire sans aucun diplôme, d'un sans-gêne sans limite, qui m'infligeait des appels à mon domicile à des heures indues, même les weekends.
Harceleur, escroc sans scrupules qui concoctait des contrats de complaisance pour rémunérer les faveurs de ses conquêtes, un rapport d'audit révélant un détournement de 50.000 dollars pour financer les études de son fils exacerba un caractère déjà instable.
Je l'ai quitté sans cérémonie, pour fuir son sexisme et une violence quotidienne.
Mensonges et discrimination raciale
La preuve des pratiques discriminatoires et sexistes au sein du CEPAS me fut fournie en 2002. Le comité de sélection des candidats où siégeaient des représentants syndicaux a découvert que pour m'empêcher d'accéder au poste d'assistante d'un DG indien, poste historiquement réservée aux ressortissantes britanniques, un rapport d'évaluation me qualifiait d'hispanophone sans aucune maîtrise du français ou de l'anglais, handicapée par un statut de mère de famille incompatible avec les horaires d'un bureau directorial !
En 2005, rien ne changea. Alerté par un groupe d'ambassadeurs latino-américains qui réclamaient l'annulation de la nomination d'un top manager américain réputé raciste, le PDG du CEPAS, resta inflexible, persuadé que l'individu était un proche du président Bush.
Trevor* avait pourtant à son actif plusieurs condamnations pour discrimination raciale, harcèlement moral et représailles exercés sur des hauts cadres issus des minorités : latinos, juifs, afro-américains ou asiatiques, limogés des postes-clés d'une université – créée pour eux –, qu'il présidait en Californie.
À Paris, il utilisa la même technique : un plan de réforme révolutionnaire !
Mars 2007. Convaincu d'escroquerie par un rapport de la Cour des Comptes, Trevor* quitta Paris dans la honte, mais son butin dépassait les 20 millions d'euros.
La campagne médiatique fut sans précédent, mais le nettoyage ethnique pratiqué sur une quinzaine d'agents, parmi eux de très hauts fonctionnaires qui avaient en commun la couleur foncée de la peau, passa inaperçue.
Mutée pour avoir dénoncé deux tentatives de fraude
Je fus sa première victime, pour avoir pointé deux tentatives de fraude sur ses frais de mission entre janvier et avril 2005. En représailles, dès son arrivée en poste fin juin 2005, prétextant un besoin de constituer sa propre équipe pour mettre en œuvre une réforme bidon, il refusa qu'une assistante noire soit sa plus proche collaboratrice, et exigea ma mutation immédiate pour installer un Américain nativesans sélection compétitive, avec un salaire deux fois supérieur.
La complaisance du CEPAS fut édifiante. Ma mutation était irrégulière, Trevor* récidivait un acte raciste, son passé scabreux était du domaine publique, mais la DRH acquiesça avec empressement à son rejet de ma personne sans avoir identifié un autre lieu d'affectation.
Privée de bureau avec confiscation et appropriation de toutes mes archives électroniques, le PDG ignora ma contestation d'une mutation faite dans la violence.
Après ma plainte, appels anonymes et harcèlement insidieux
La discrimination raciale, la violation du droit, l'intimidation et le harcèlement moral étaient incontestables, mais le CEPAS protégea ostensiblement l'ami supposé de Bush et déploya un impressionnant dispositif de répression pour empêcher "un menu fretin"[1] de saisir les organes de recours.
En portant plainte, j'étais loin d'imaginer que je pénétrais au cœur d'un système gangrené par des pratiques honteuses – qui devaient donc rester occultées –, vu qu'ils impliquaient l'ensemble du top management qui avait aidé ouvertement un homme peu recommandable à tricher et à discriminer.
Le harcèlement fut insidieux et permanent. Ma carrière fut brisée, sans augmentation de salaire ni régularisation administrative par la signature d'un nouveau contrat pendant huit ans, avec une insécurité palpable et une menace qui m'exposait au licenciement au moindre faux pas.
Je fus accablée de tâches au-dessus de mon grade, humiliée, traitée avec mépris – on me disait que j'étais chanceuse d'avoir encore un salaire !
Étroitement surveillée, je fus l'objet d'appels anonymes à mon domicile, j'ai même reçu des menaces de mort.
Le racisme et le harcèlement sont institutionnalisés
Cela m'a interpellée qu'une agence onusienne qui œuvre pour l'égalité, l'équité, la paix entre les peuples, le respect de la dignité humaine et de la diversité, qui dispose d'un service dédié à la lutte contre la xénophobie et toutes les formes de discrimination, accepte l'inadmissible et l'intolérable.
Ma longue lutte pour la réhabilitation dans mes droits fondamentaux humains m'a prouvé que la discrimination raciale et le harcèlement moral étaient des pratiques institutionnalisées à tous les niveaux du CEPAS.
J'ai fait face à des actes d'hostilité inimaginables, chaque top manager ayant reçu l'ordre de saboter le processus de mon recours. Les rares collègues qui acceptaient de m'aider étaient harcelés à leur tour, y compris les médiateurs et le médecin du travail qui furent sèchement rappelés à l'ordre.
L'acharnement dont je fus l'objet et le bannissement qui m'a isolée au milieu d'un millier de collègues m'ont incitée à faire le bilan d'une très longue carrière onusienne. Mon parcours fut une succession de rencontres avec des escrocs, des harceleurs, des sexistes et des racistes.
50% des top managers étaient des escrocs
De 1974 à 2010, sur les 15 top managers que j'ai assistés, seuls sept d'entre eux étaient des agents intègres. Des huit cas d'escroquerie et de harcèlement constatés, deux furent sanctionnés au Zaïre. À Paris, où les sommes dérobées étaient pourtant de loin faramineuses, aucun agent ne fut inquiété.
Doté d'un pouvoir considérable, le top manager onusien dispose d'un budget vertigineux qui attise la convoitise, et les escrocs profitent des failles d'un système de contrôle peu rigoureux, facilement contournable.
L'agent qui ose dénoncer l'escroquerie ou l'indignité de son patron s'expose donc aux représailles d'un individu super puissant, capable de briser une carrière, prêt à tout pour se maintenir dans une fonction prestigieuse mais peu durable, dont il veut tirer un maximum de profits avant la fin de son mandat.
L'ONU a son propre tribunal
Les hauts fonctionnaires onusiens jouissent d'une immunité diplomatique qui les préserve des poursuites judiciaires, et les victimes d'abus sont démunies, en l'absence d'un système de recours équitable.
L'ONU a son propre tribunal, mais sa saisine n'est possible qu'après épuisement des recours internes dont dispose l'employeur. Les agences retardent donc le processus au maximum, ce qui s'avère dissuasif pour les victimes, car la constitution d'un dossier prend plusieurs années.
De plus, ces agences s'appuient sur une équipe de juristes et puisent dans un budget provenant des contributions versées par les États-membres, nos pays, là où les victimes d'abus peinent à s'offrir une assistance juridique.
Les femmes sont les plus touchées
Il faut savoir que les rapports d'investigation sont truqués pour discréditer un agent. J'en ai fait l'expérience. Le système de défense n'a donc rien d'égalitaire, surtout lorsque l'on sait que ce tribunal ne condamne jamais une agence de l'ONU pour discrimination raciale, ce qui serait dévastateur pour l'image d'une institution internationale qui œuvre principalement pour la paix entre les peuples et l'égalité des individus.
Peu représentées aux postes de commandement, majoritaires dans des fonctions subalternes, les femmes sont les plus touchées par la discrimination, mais elles ne sont pas les seules, car un subtil système d'écrémage exclut d'office les nationalités indésirables des processus de recrutement ou d'avancement.
Les candidatures sont inutiles, tout est joué d'avance
L'affichage d'un poste vacant n'est donc qu'un leurre, car après les entretiens d'embauche, un panel d'interview établit l'évaluation qui prouvera, en cas d'audit, l'existence d'une sélection compétitive.
Dans la pratique, l'élu est choisi bien avant l'appel à candidatures. En tant que femme noire, je peux affirmer que j'ai travaillé dix fois plus que mes collègues pour une reconnaissance moindre, mais l'excellence de mes compétences et un comportement exemplaire à toute épreuve furent le socle qui ne pouvait pas m'être dénié, qui m'a permis de résister.
[1] Terme péjoratif inventé par les tops managers du CEPAS pour désigner les agents de grade peu élevé
---------------------------------------------------------- The Voice of the Poor, the Weak and Powerless.
----------------------------------------------------------- Post message: AfricaRealities@yahoogroups.com Subscribe: AfricaRealities-subscribe@yahoogroups.com Unsubscribe: AfricaRealities-unsubscribe@yahoogroups.com List owner: AfricaRealities-owner@yahoogroups.com __________________________________________________________________
Please consider the environment before printing this email or any attachments. --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -http://www.africarealities.com/
Africa Realities Media is independent. Your support helps us expose injustice, challenge silence and produce evidence-based analysis on Africa and the Great Lakes Region.
Africa Realities Media offre un espace aux écrivains, chercheurs, experts, activistes, voix communautaires, militants, analystes et personnes ayant une expérience vécue qui souhaitent contribuer à des contenus réfléchis, responsables et courageux sur les changements nécessaires dans la région des Grands Lacs, ainsi que sur les réalités politiques, économiques, culturelles et sociales africaines souvent ignorées, minimisées ou mal représentées.
Nos articles et vidéos visent à ouvrir le débat, renforcer la sensibilisation, encourager la pensée critique et favoriser une réflexion plus profonde sur les réalités vécues par les populations africaines. Nous voulons aider les peuples de la région des Grands Lacs à mieux comprendre leurs droits, notamment leurs droits humains, leur droit au développement, leur droit à la dignité, à la sécurité, au bien-être et à une vie meilleure.
À travers nos contenus, nous cherchons également à rappeler aux décideurs, aux institutions publiques, aux acteurs régionaux et internationaux, ainsi qu’aux responsables politiques, leur devoir de transparence, de responsabilité et de redevabilité envers les populations qu’ils prétendent servir. Notre objectif est de contribuer à une culture de vérité, de justice, de participation citoyenne et de protection égale pour tous les peuples africains.
Why We Exist
Many abuses facing African people are committed by African states, ruling elites, armed groups, military forces and security services. But these abuses are often sustained by international silence, Western lobbying, trade interests, migration deals, mineral access, diplomatic partnerships and unequal global accountability.
Africa Realities Media exposes that system.
Lived Experience Matters
Survivors, displaced communities, refugees, families affected by repression, journalists, activists, women, young people and diaspora voices are not passive subjects. They are knowledge holders.
Their experiences must shape policy, advocacy, journalism and public debate. The people closest to injustice are often closest to the solutions.
En l'espace de quelques heures, en moins de 24 heures, je viens de lire 3 postings différents, provenant d'autant de membres différents, qui pointent vers la défaillance du système d'éducation au Rwanda. Certains surnomment ironiquement les diplômes générés par ce système "Merci Kagame"! Rares sont les écoles, fussent-elles du tiers-monde, où les étudiants à la fin de leurs études seraient incapables de fonctionner dans d'autres écoles à l'étranger. Pourtant c'est la triste réalité actuelle au Rwanda. Pour ceux qui connaissent le fonctionnement des Nations-Unies, il est grand temps de dépêcher sur place un rapporteur spécial... L'UNESCO peut-être! Sibomana Jean Bosco. *DHR* BBC: Iyumvire uburyo Kagame na FPR bazambije uburezi mu Rwanda kuburyo ababyeyi bifite bahitamo kohereza abana babo hanze Libellés : Forums Peter Rwagasabo - 29 janv. à rwagasabo, (bcc:Democrac...
http://www.veritasinfo.fr/m/article-122363461.html Itangazo ry'inama yahuje amashyaka i Buruseli kuwa 01/02/2014 Nk'uko byari biteganyijwe, kuri uyu wa gatandatu tariki ya 01/02/2014, i Buruseli mu Bubiligi hateraniye inama y'amashyaka atavuga rumwe n'ubutegetsi bwa Perezida Paul Kagame. Ku mashyaka icumi yari yatumiwe, ayabonetse mu nama ni atandatu (60%), ari yo : 1. Forces Démocratiques Unifiées (FDU-Inkingi) ; 2. Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) ; 3. Pacte Démocratique du Peuple (PDP-Imanzi) ; 4. Parti pour la Démocratie au Rwanda (PDR-Ihumure) ; 5. Parti Social (PS-Imberakuri) ; 6. Rwandan Dream Initiative (RDI-Rwanda Rwiza). Ihuriro FCLR - Ubumwe naryo ryari rihagarariwe muri iyo nama. Mu gutangira inama, abayijemo batoye umuyobozi wayo. Bamaze gusuzuma no kwemeza umurongo w'ibyigwa, bemeje ko muri iki gihe, ubufatanye bw'amashyaka ya opposition ari ngombwa cyane ...
The FDLR Myth: How Rwanda Weaponises a Diminished Threat to Justify Occupation Investigation Exposes Contradictions in Rwanda's Security Narrative For over a decade, Rwanda has justified its military presence in eastern Democratic Republic of Congo by citing threats from the FDLR, a Hutu militia group linked to the 1994 genocide. But an investigation into FDLR's actual capabilities, Rwanda's military operations, and patterns of violence reveals a narrative that does not match reality. The FDLR threat, whilst real, has been systematically exaggerated and manipulated to justify objectives that have nothing to do with the militia group. Introduction The Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) occupies a central position in Rwanda's justification for military intervention in eastern Democratic Republic of Congo. For more than two decades, Rwandan authorities have portrayed the militia group as an existential threat requiring sustaine...
Kigali wants Washington to punish Congo too. But a ceasefire that leaves the occupier in place is not peace; it is occupation without noise. African lives are not worth less. African deaths are not normal. Western interests must never become a licence to kill African people. Introduction: A Familiar Complaint On 29 June 2026, Rwanda’s Minister of Foreign Affairs, Olivier Nduhungirehe, sat before the cameras of France 24 and declared that his country was “disappointed by the increasingly biased US mediation” in the conflict with the Democratic Republic of Congo. He asked why sanctions had targeted only Rwanda. He called the measures unfair, one-sided and counterproductive. Weeks earlier, President Paul Kagame had told Jeune Afrique that sanctions and threats were insults thrown at Rwanda, and accused Washington of exerting heavy pressure on Rwanda while treating the DRC more delicately. The grievance sounds reasonable until you remember where you have heard it before. Since 2022, the Kr...
MASS KILLINGS OF HUTU BEFORE, DURING, AND AFTER 1994 IN RWANDA, DRC AND UGANDA INTRODUCTION TO PART 2 Part 1 established the assassination of President Habyarimana, the Bruguière and Spanish investigations, Kagame's responsibility for starting the war, the Kigali massacres, challenges to the "genocide against the Tutsi only" narrative, and the need for UN framework revision. Part 2 documents specific mass killings of Hutu populations that have been systematically erased from history: the Kibeho massacre of 1995, the Byumba Stadium massacre of 1994, the hunting and slaughter of Hutu refugees in the Democratic Republic of Congo from 1996 to 1997, killings in Uganda, and the pattern of political assassinations and property seizures. 2. THE KIBEHO MASSACRE (22 APRIL 1995) 2.1 The Camp and Its Population By April 1995, the Kibeho internally displaced persons camp in Gikongoro prefecture southwestern Rwanda held between 80,000 and 100,000...
How Paul Kagame Uses Diplomats' "Bury Your Head in the Sand" Strategy as a Green Light to Continue Rwanda's War in the DRC Africa Realities Media | 17 July 2026 The purpose of this article is to expose a deliberate and systematic strategy: Paul Kagame's years-long practice of creating events — diplomatic dinners, RPF party meetings, genocide commemorations, international business forums and RPF Bureau Politique addresses — to which he invites foreign ambassadors and the world's business and political elite for one purpose: to explain, justify, and defend Rwanda's military invasion of the Democratic Republic of Congo. Everybody who follows this region knows the strategy now. The same narrative. The same arguments. The same defiance. At one event he tells the Trump Administration to go to hell. At the next he says those sanctioning him will leave power and he will remain. At the RPF Bureau Politique of 17 July 2026, he tells ambassadors that the on...
Le 30 juin 2026, pour la première fois en cinquante-six ans d'existence de l'Organisation internationale de la Francophonie, les candidats au poste de Secrétaire général ont été auditionnés publiquement devant les ministres des Affaires étrangères des 53 États membres de plein droit, réunis en Conférence ministérielle extraordinaire à Paris. Parmi les quatre prétendants au mandat 2027-2030, qui sera attribué par les chefs d'État au XXe Sommet de la Francophonie à Phnom Penh les 15 et 16 novembre 2026, figure un profil inédit : Dacian Cioloș, ancien Premier ministre de Roumanie, ancien commissaire européen à l'Agriculture et ancien président du groupe Renew au Parlement européen, seul candidat non africain de la course. Cet article, premier d'une série de cinq consacrée aux auditions, analyse la prestation de M. Cioloș sur huit axes : la vision, l'innovation, le développement des communautés locales, la promotion de la langue française, les conflits et la s...
Comment Paul Kagame utilise la stratégie diplomatique de « l’autruche » comme feu vert pour poursuivre la guerre du Rwanda en RDC Le but de cet article est d’exposer une stratégie délibérée et systématique : la pratique, poursuivie depuis des années par Paul Kagame, consistant à créer des événements — dîners diplomatiques, réunions du parti FPR, commémorations du génocide, forums internationaux d’affaires et interventions devant le Bureau Politique du FPR — auxquels il invite des ambassadeurs étrangers ainsi que l’élite mondiale des affaires et de la politique dans un seul but : expliquer, justifier et défendre l’invasion militaire de la République démocratique du Congo par le Rwanda. Tous ceux qui suivent cette région connaissent désormais cette stratégie. Le même récit. Les mêmes arguments. La même défiance. Lors d’un événement, il dit à l’administration Trump d’aller au diable. Lors du suivant, il affirme que ceux qui le sanctionnent quitteront le pouvoir tandis que lui restera. Lor...
La francophonie utile à l'épreuve des projets concrets Conseillère à la présidence mauritanienne, forte d'une longue expérience auprès de cinq chefs d'État successifs de son pays, Coumba Bâ porte la candidature de la Mauritanie au poste de Secrétaire général de la Francophonie, dont le titulaire du mandat 2027-2030 sera désigné par les chefs d'État au XXe Sommet de la Francophonie, prévu à Phnom Penh les 15 et 16 novembre 2026. Son audition publique du 30 juin 2026 à Paris, devant les ministres des Affaires étrangères des 53 États membres de plein droit, reposait sur un positionnement singulier : celui d'un pays carrefour, à la fois africain, arabe et sahélien, présenté comme un pont possible vers les États qui ont quitté l'organisation. Cet article, quatrième d'une série de cinq consacrée aux auditions, analyse sa prestation sur huit axes : la vision, l'innovation, le développement des communautés locales, la promotion de la langue française, les confli...
Africa Realities Media speaks to Africa and to the developed world. Many abuses facing African people are committed by African states and ruling elites, but they are often protected by international silence, lobbying, public relations, trade interests, migration deals and unequal global accountability. While governments pay lobbyists to present a good image abroad, ordinary African people continue to face violence, hunger, disease, poverty, repression and exclusion. We challenge the normalisation of African suffering and demand equal truth, equal justice and equal protection.
Pourquoi Africa Realities Media est différent?
Africa Realities Media s’adresse à l’Afrique et au monde développé. De nombreux abus subis par les peuples africains sont commis par des États africains et des élites dirigeantes, mais ils sont souvent protégés par le silence international, le lobbying, les relations publiques, les intérêts commerciaux, les accords migratoires et une responsabilité mondiale inégale. Tandis que des gouvernements paient des lobbyistes pour présenter une bonne image à l’étranger, des Africains ordinaires continuent de faire face à la violence, à la faim, aux maladies, à la pauvreté, à la répression et à l’exclusion. Nous contestons la normalisation de la souffrance africaine et exigeons une vérité égale, une justice égale et une protection égale.
Our work is designed to trigger debate, discomfort and action. We do not only expose injustice; we work for policy and systems change.
We want governments and institutions to address the root causes of inequality, disadvantage, discrimination, exclusion and barriers affecting African people. We believe lasting change must be shaped by people with lived experience.
Exposing Injustice in Africa
Africa Realities Media is an independent African accountability platform based in London. We report, analyse and challenge the systems that shape African suffering, silence African victims and protect abusive power.
We are not here to repeat diplomatic language. We are here to ask the questions that are often avoided: why are African deaths treated as normal? Why are African victims given less urgency? Why are governments that imprison, exclude, displace or kill their own people protected when they serve powerful international interests?
Africa Realities Media gives space to writers, researchers, experts, activists, community voices, campaigners, analysts and people with lived experience who want to contribute thoughtful, responsible and courageous content about the changes needed in the region, as well as the political, economic, cultural and social African realities that are often ignored, minimised or misrepresented.
Our articles and videos aim to encourage debate, raise awareness, stimulate critical thinking and support reflection. We seek to help people in the Great Lakes Region understand their rights to human rights, development and wellbeing, while also encouraging decision-makers to be more transparent, responsive and accountable.
Appel à contributions
Sensibilisez le public aux causes qui vous tiennent à cœur. Prenez part au changement que vous souhaitez voir émerger. Aidez à combattre l’injustice partout où elle se manifeste.
Africa Realities Media accueille des articles originaux, analyses, tribunes, réflexions communautaires et commentaires fondés sur des faits concernant la région des Grands Lacs africains, ainsi que les questions liées à la justice, aux droits humains, à la gouvernance, aux conflits, à la paix, aux réfugiés, aux ressources naturelles et à la responsabilité publique en Afrique.
Nous accueillons également les annonces concernant de nouvelles ou d’anciennes publications liées à nos domaines d’intérêt. Vous pouvez annoncer gratuitement votre publication, notamment un livre, un rapport, une étude, un article académique ou tout autre travail pertinent.
Les articles doivent être rédigés en anglais ou en français et ne doivent pas dépasser 1 500 mots.
Veuillez inclure le nom complet de l’auteur, qui sera publié avec l’article s’il est accepté.
Avant de soumettre votre article, veuillez d’abord lire nos pages du site web afin de vérifier si votre article correspond à nos priorités éditoriales, à nos thèmes et à nos domaines d’intérêt.
Si vous avez un article, un commentaire ou une annonce de publication à partager avec un public plus large, veuillez l’envoyer par email à :
africarealitiesmedia@gmail.com
Nous étudierons la possibilité de publier gratuitement les articles et annonces de publications appropriés s’ils répondent à nos critères éditoriaux, notamment la pertinence, la clarté, l’originalité, l’intérêt public, le respect des communautés concernées et l’utilisation responsable des informations et des preuves.
Les articles sont publiés tels qu’ils sont soumis s’ils répondent à nos critères et à notre politique éditoriale. Nous ne procédons pas à une modification supplémentaire de votre article avant sa publication.
Comments
Post a Comment