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[RwandaLibre] Re: [AFRICAFORUM] Re: *DHR* Claudine Vidal : « Le Rwanda est stable, mais à quel prix ? »

 

Si les rebelles syriens avaient pris le pouvoir par les armes comme les occidentaux le souhaitaient en  cherchant en vain  les justifications pour les aider a prendre le pouvoir, après la prise du pouvoir les rebelles syriens  auraient pu dire la même chose que Mme Vidal. Je crois qu' avec les preuves que tout le monde connait, une affirmation pareille de Mme Vidal n'est pas crédible.
 
Mme Vidal continue :
 
"Pour moi, l'essentiel est de répéter que l'attentat contre l'avion du président Habyarimana n'a pas été la cause du génocide. Celui-ci a été voulu et organisé par une faction de politiciens et de militaires hutus qui ont tiré parti des quelques heures de chaos suivant l'attentat pour s'emparer du pouvoir, former un « gouvernement intérimaire » illégal et engager la politique du pire."
 
Ici aussi Mme Vidal a oublie qu'il y a des chercheurs comme elle qui ne partagent pas son point de vue sur cette question y compris les avocats qui ont participaient dans le procès TIPR. Heureusement qu'ici elle a bien clarifié  qu'il s'agit d'une opinion personnelle ( qui manque des preuves et des arguments  tangibles).
J'espère que si elle décide de faire une publication sur ce point particulier, elle tiendra compte des opinions des autres.  


From: Samuel Desire <sam4des@yahoo.com>
To: "Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr" <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr>; Rwandalibre Group <rwandalibre@yahoogroups.com>; - Africaforum <Africaforum@yahoogroupes.fr>
Sent: Friday, 28 March 2014, 9:49
Subject: [AFRICAFORUM] Re: *DHR* Claudine Vidal : « Le Rwanda est stable, mais à quel prix ? »

 
"Conscients de la supériorité militaire du Front patriotique rwandais (opposants majoritairement tutsis)". 
 
Une affirmation gratuite puisque Mme Vidal ne connaissait pas la composition militaire du FPR

Mme Vidal aurait plutôt être modeste sur  ce sujet.   Le mélange des Ougandais, Tanzaniens, Ethiopiens, Soudanais et autres   mercenaires  que Mme Vidal minimise ne démontre pas la dite supériorité en plus de tout  l'armement ougandais qui était a la disposition de Kagame alors que les ex-FAR était sous l'embargo des NU.


From: "agnesmurebwayire@yahoo.fr" <agnesmurebwayire@yahoo.fr>
To: Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, 28 March 2014, 8:29
Subject: Re: *DHR* Claudine Vidal : « Le Rwanda est stable, mais à quel prix ? »

 

Mr Gasana,
 
Et si vous vous adressiez à Mme Vidal directement, car elle fait partie du groupe DHR, mais surtout elle ne parle pas le Kinyarwanda.
 
Et avant de le faire, lisez donc l'entièreté de son analyse qu'elle a posté sur DHR hier soir.
 
Voici et bonne lecture.
 
 
Claudine Vidal : « Le Rwanda est stable, mais à quel prix ? »
 
 
Vingt ans après le génocide tutsi, la sociologue Claudine Vidal fait le point sur la connaissance des événements de 1994 et analyse la situation politique actuelle d'un pays encore fortement marqué.
  
Le 6 avril 1994, l'avion de Juvénal Habyarimana, président du Rwanda, est abattu non loin de la capitale, Kigali. Dans les heures qui suivent, commence, dans tout le pays, l'élimination des opposants et membres de la minorité tutsie, sous la houlette des autorités hutues. En l'espace de trois mois, 800 000 personnes, majoritairement tutsies, sont assassinées. Vingt ans plus tard, le pays porte encore les stigmates du génocide le plus rapide de l'histoire. Et si la connaissance des faits progresse, de nombreuses questions restent encore sans réponse, selon Claudine Vidal, spécialiste de la région.
 
Où en est la situation au Rwanda ? Le pays porte-t-il encore les marques du génocide ?
 
Claudine Vidal : Depuis le mois de janvier, deux jeunes gens, nés en 1994, portent une flamme du souvenir partout où eurent lieu les grands massacres du génocide. Après trente étapes, ils reviendront à Kigali, le 7 avril, où commenceront les cérémonies de la commémoration. Vingt ans après la tragédie, les douleurs sont toujours à vif. Comment pourrait-il en être autrement pour la génération des survivants ? Il faut plutôt se poser la question de l'avenir de la génération de ceux qui sont nés après 1994. Comment la mémoire de la tragédie va-t-elle peser sur eux ? Quelles vont être les conséquences du fait que seul le deuil des victimes du génocide soit officiel, alors qu'il est interdit de rappeler le souvenir des massacres de Hutus commis par le FPR en 1994 ?
 
L'identification des commanditaires de l'attentat du 6 avril, signal déclencheur du génocide selon certains, a été sujet à polémique. En savons-nous davantage aujourd'hui ?
 
L'identité des commanditaires de l'attentat du 6 avril n'est toujours pas connue. Cela n'empêche pas bien des auteurs de faire part de leurs convictions contradictoires sur la question. Pour moi, l'essentiel est de répéter que l'attentat contre l'avion du président Habyarimana n'a pas été la cause du génocide. Celui-ci a été voulu et organisé par une faction de politiciens et de militaires hutus qui ont tiré parti des quelques heures de chaos suivant l'attentat pour s'emparer du pouvoir, former un « gouvernement intérimaire » illégal et engager la politique du pire. Conscients de la supériorité militaire du Front patriotique rwandais (opposants majoritairement tutsis), ils annoncèrent, le 12 avril, sur la radio nationale, que l'heure était venue d'attaquer « l'ennemi du Rwanda », soit les Tutsis. Ils utilisèrent tous les moyens dont ils disposaient pour étendre les massacres au pays entier. Lorsque la défaite face au FPR devint évidente, ils s'acharnèrent à traquer les survivants. Chaque camp avait refusé dès le début toute négociation, le FPR fit une campagne militaire qui le conduisit à la victoire, le gouvernement intérimaire décréta « une guerre dans la guerre », le génocide. Et la communauté internationale abandonna les victimes à leur sort dès les premiers jours.
 
L'hypothèse d'une implication de la France dans le génocide avait également fait polémique. Où en est-on aujourd'hui ?
 
Depuis l'offensive du FPR, le 1er octobre 1990, la France s'est montrée l'alliée fidèle de politiciens qui ont recouru à une politique de massacres des Tutsis (le premier a eu lieu dès le 14 octobre), et qui ont mené une propagande assassine contre cette minorité. Les autorités françaises de l'époque s'en sont tenues à des remontrances verbales, tout en maintenant une assistance militaire suffisant à bloquer l'avancée du FPR. Durant les premières semaines après le début du génocide, elles n'ont pas rompu les relations officielles avec le gouvernement. Pour ma part, il est indiscutable que ces autorités françaises ont été alliées avec des auteurs de crimes contre l'humanité que nul ne pouvait ignorer. Quand ces crimes ont pris, après le 6 avril 1994, le caractère d'un génocide, l'alliance diplomatique s'est poursuivie, jusqu'à la déclaration d'Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, le 17 mai, qualifiant les massacres de génocide. Depuis, les relations entre la France et le Rwanda ont été chaotiques. Actuellement, il semblerait que des dialogues se renouent. Le procès de Pascal Simbikangwa, qui a donné lieu à la première condamnation d'un génocidaire en France, même s'il est tardif, fait partie de ce travail de rapprochement.
 
La presse internationale a récemment rapporté les critiques envers le Président Paul Kagame concernant le non-respect des libertés au Rwanda etl'assassinat d'opposants politiques en Ouganda et en Afrique du Sud. Qu'en pensez-vous ?
 
L'actuel régime rwandais est une dictature. Et ce n'est pas récent. Ce qui est plus nouveau, c'est que la presse internationale en parle, y compris aux États-Unis et en Angleterre. Il y a d'abord eu la dénonciation par les Nations unies du soutien apporté par le Rwanda au M23, un mouvement rebelle armé à l'est de la République démocratique du Congo. Quant à la situation intérieure, depuis plusieurs années, les emprisonnements arbitraires se sont multipliés, ainsi que les assassinats de Rwandais suspects d'opposition politique, de journalistes, de militaires dissidents, assassinats perpétrés au Rwanda et dans des pays étrangers. Dernièrement, le meurtre de Patrick Karegeya et la troisième tentative d'assassinat de Kayumba Nyamwasa en Afrique du Sud (qui a entraîné le renvoi de diplomates rwandais impliqués dans ces actions) ont été largement médiatisés. Ces deux hommes ont fait partie du noyau créateur du FPR avec Paul Kagame. Ils ont ont gouverné avec lui des années, avant de devenir des dissidents. Certes, le Rwanda est stable, mais à quel prix ?
 
Vous êtes spécialiste du Rwanda. La connaissance des événements de 1994 a-t-elle progressé ?
 
En ce qui concerne la période 1990-1994 et le génocide, des chercheurs de plusieurs pays ont mené des enquêtes de terrain et obtenu de grandes avancées de connaissance. Le travail effectué par le Tribunal pénal international pour le Rwanda est également considérable, en particulier sur l'examen du rôle des leaders du génocide. Il reste encore, en ce qui concerne le rôle de la France au Rwanda, des archives à ouvrir, en particulier celles du ministère de la Défense.
 
Nota Bene :
 
Claudine Vidal est sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS, auteur d'études sur les crises extrêmes en Afrique subsaharienne. Elle vient de publier « Enquêtes au Rwanda. Questions de recherches sur le génocide tutsi », revue Agone, 53, mars 2014.
 
 
Mr Gasana,
 
Pourquoi ne vous adressez-vous donc pas à Mme Vidal et dans sa langue, le français?
 
Deuxièmement, vous comme Shankuru et Rwema et tous ceux qui ont commenté cette analyse sur base d'une partie de son article, je vous suggère de lire l'entièreté de l'analyse que Mme Vidal a disposé pour nous sur le forum hier soir,, pour voir qu'elle n'a pas parlé que de la stabilité du Rwanda (mais à quel prix).
 
Bonne journée.
 
Claudine Vidal : « Le Rwanda est stable, mais à quel prix ? »
 
 
Vingt ans après le génocide tutsi, la sociologue Claudine Vidal fait le point sur la connaissance des événements de 1994 et analyse la situation politique actuelle d'un pays encore fortement marqué.
  
Le 6 avril 1994, l'avion de Juvénal Habyarimana, président du Rwanda, est abattu non loin de la capitale, Kigali. Dans les heures qui suivent, commence, dans tout le pays, l'élimination des opposants et membres de la minorité tutsie, sous la houlette des autorités hutues. En l'espace de trois mois, 800 000 personnes, majoritairement tutsies, sont assassinées. Vingt ans plus tard, le pays porte encore les stigmates du génocide le plus rapide de l'histoire. Et si la connaissance des faits progresse, de nombreuses questions restent encore sans réponse, selon Claudine Vidal, spécialiste de la région.
 
Où en est la situation au Rwanda ? Le pays porte-t-il encore les marques du génocide ?
 
Claudine Vidal : Depuis le mois de janvier, deux jeunes gens, nés en 1994, portent une flamme du souvenir partout où eurent lieu les grands massacres du génocide. Après trente étapes, ils reviendront à Kigali, le 7 avril, où commenceront les cérémonies de la commémoration. Vingt ans après la tragédie, les douleurs sont toujours à vif. Comment pourrait-il en être autrement pour la génération des survivants ? Il faut plutôt se poser la question de l'avenir de la génération de ceux qui sont nés après 1994. Comment la mémoire de la tragédie va-t-elle peser sur eux ? Quelles vont être les conséquences du fait que seul le deuil des victimes du génocide soit officiel, alors qu'il est interdit de rappeler le souvenir des massacres de Hutus commis par le FPR en 1994 ?
 
L'identification des commanditaires de l'attentat du 6 avril, signal déclencheur du génocide selon certains, a été sujet à polémique. En savons-nous davantage aujourd'hui ?
 
L'identité des commanditaires de l'attentat du 6 avril n'est toujours pas connue. Cela n'empêche pas bien des auteurs de faire part de leurs convictions contradictoires sur la question. Pour moi, l'essentiel est de répéter que l'attentat contre l'avion du président Habyarimana n'a pas été la cause du génocide. Celui-ci a été voulu et organisé par une faction de politiciens et de militaires hutus qui ont tiré parti des quelques heures de chaos suivant l'attentat pour s'emparer du pouvoir, former un « gouvernement intérimaire » illégal et engager la politique du pire. Conscients de la supériorité militaire du Front patriotique rwandais (opposants majoritairement tutsis), ils annoncèrent, le 12 avril, sur la radio nationale, que l'heure était venue d'attaquer « l'ennemi du Rwanda », soit les Tutsis. Ils utilisèrent tous les moyens dont ils disposaient pour étendre les massacres au pays entier. Lorsque la défaite face au FPR devint évidente, ils s'acharnèrent à traquer les survivants. Chaque camp avait refusé dès le début toute négociation, le FPR fit une campagne militaire qui le conduisit à la victoire, le gouvernement intérimaire décréta « une guerre dans la guerre », le génocide. Et la communauté internationale abandonna les victimes à leur sort dès les premiers jours.
 
L'hypothèse d'une implication de la France dans le génocide avait également fait polémique. Où en est-on aujourd'hui ?
 
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Africa Realities Media is an independent African accountability platform based in London. We report, analyse and challenge the systems that shape African suffering, silence African victims and protect abusive power. We are not here to repeat diplomatic language. We are here to ask the questions that are often avoided: why are African deaths treated as normal? Why are African victims given less urgency? Why are governments that imprison, exclude, displace or kill their own people protected when they serve powerful international interests?

Africanews

Africa Realities Media gives space to writers, researchers, experts, activists, community voices, campaigners, analysts and people with lived experience who want to contribute thoughtful, responsible and courageous content about the changes needed in the region, as well as the political, economic, cultural and social African realities that are often ignored, minimised or misrepresented. Our articles and videos aim to encourage debate, raise awareness, stimulate critical thinking and support reflection. We seek to help people in the Great Lakes Region understand their rights to human rights, development and wellbeing, while also encouraging decision-makers to be more transparent, responsive and accountable.

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